jeudi 23 février 2017

Maurice et Mahmoud de Flemming Jensen

  Après les nombreux thrillers que j'ai lu ces derniers temps, une lecture comme celle ci ne pouvait me faire que du bien. Ce n'est pas un pavé, il se lit très rapidement. Maurice et Mahmoud de Flemming Jensen des éditions Gaïa est une bonne lecture tranquille, parfaite pour faire la coupure pendant une saga ou deux thrillers comme je lis en ce moment.
 J'ai découvert ce livre grâce à la box Pile à lire de février 2017 en collaboration avec Le Rouquin Bouquine.

 Voici le résumé :

  Maurice est un comptable doté d'un indécrottable humour danois et en pleine procédure de divorce.
Mahmoud, son assistant, est un jeune musulman un peu geek sur les bords, qui n'a jamais vraiment eu de copine. Le premier est cynique et désabusé, le deuxième idéaliste et romantique. Le premier ne peut s'empêcher de persifler, le deuxième s'efforce de ne pas le prendre mal. Le premier habite chez le deuxième depuis que sa femme l'a mis dehors.
  Entre frictions culturelles et religieuses, préjugés et décalages générationnels, Flemming Jensen livre un pamphlet sur ce qui tant bien que mal nous rapproche les uns les autres.



 Ce livre m'a fait sourire, il ne m'a pas fait rire. Il reflète parfaitement les préjugés, les clichés que les gens ont parfois sur les personnes ayant des origines ou des cultures différentes.
 Les protagonistes ont chacun leur propre style, leur propre coté comique. En plus des deux personnages principaux qui à eux deux sont déjà très drôles, on retrouve un imam boulimique, la tête toujours dans le frigo, une voisine grincheuse dont Mahmoud est secrètement amoureux, et Cathrine, la future ex-femme de Maurice au caractère bien trempé. Il y a aussi beaucoup de tendresse et de partage entre les personnages.

 Ce fut une lecture agréable, je l'ai trouvé bien traduit, malgré quelques expressions parfois douteuses. Par exemple, le mot "bougnoule" est utilisé plusieurs fois tout en donnant l'impression au lecteur que ce n'est pas un mot à connotation "raciste" et péjoratif.
C'est le seul point qui m'a un peu perturbé.

J'ai cependant apprécié ma lecture, elle distrait, donne le sourire, et détient une jolie morale sur la société dans laquelle nous vivons.
Je conseille vivement cette lecture qui se lit en un rien de temps et fait du bien. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est une lecture "doudou", mais elle est idéale lorsque en tant que lecteur l'envie de décompresser se fait sentir.
 Une bonne petite comédie qui rend joyeux(se).

Où acheter ce livre :
http://www.decitre.fr/livres/maurice-et-mahmoud-9782330070540.html

mercredi 22 février 2017

La fille dans le rétroviseur de Linwood Barclay

 Voici un thriller comme je les aime !
La fille dans le rétroviseur de Linwood Barclay des éditions France Loisirs m'a bluffé.
Ce fut une lecture vraiment passionnante, je la recommande vivement.

 Voici le résumé :

 Ses nuits, Cal les passe au volant de sa voiture. Un peu pour son boulot de détective privée, mais surtout pour oublier. Que sa vie part à vau-l'eau depuis la mort de son fils, Scott. Que son mariage ne tient plus qu'à un fil. Oublier aussi cette obsession qui le ronge : Scott s'est il réeellement suicidé, comme le prétend la police ? Ou s'agit il d'un meurtre ?
 Un soir de plus où il ne peut trouver le sommeil, il prend en stop une adolescente. Certes ce n'est pas l'idée du siècle, les rumeurs vont vite dans les petites villes. Mais quel mal y'a-t-il à aider une gamine en détresse ? À fortiori lorsqu'il s'agit de la fille du maire.
 Pourtant quand la police débarque chez lui le lendemain pour lui annoncer la disparition de la jeune femme, Cal comprend qu'il va devoir jouer serré pour sortir vivant de ce panier de crabes...


 
  Dans ce thriller nous suivons Cal, un détective privé qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Ce livre m'a bluffé dans le sens où le lecteur n'est jamais au bout de ses peines...
Chaque personnage a une part d'ombre, si mystérieuse qu'on en vient à le soupçonner du pire. C'est un véritable casse tête, un parfait puzzle.

  Pendant les 100 premières pages, l'histoire a mis du temps à se mettre en place, je m'ennuyais un peu quand l'action est subitement arrivée pour ne pas s'arrêter avant la fin. On va crescendo dans l'action, le suspense est à son comble. Les personnages nous font tourner la tête, je me suis personnellement imaginée des tonnes de scénarios différents sur la disparition de la fille du maire. Je n'ai jamais vu juste. Ce que j'apprécie évidemment.
  L'auteur nous mène en bateau et nous laisse si loin du but qu'on ne peut quitter le livre sans l'avoir terminé.
  Le comble est que même à la toute fin, l'auteur arrive encore à tout chambouler dans notre certitude.
J'avais lu de nombreux avis positifs sur ce livre et je suis bien heureuse de l'avoir lu et d'avoir vécu tous ces chamboulements et retournements de situation. Ce livre est un thriller saisissant et palpitant. Linwood Barclay sait les écrire. Sa plume est attachante, je me suis attaché au personnage principal sans aucun soucis. Ce livre a été très bien traduit, l'écriture est naturelle et spontanée.

 Ce livre plaira aux avides de suspense et d'inattendu.

Où acheter ce livre :
http://www.franceloisirs.com/suspense-psychologique/la-fille-dans-le-retroviseur-fl077902.html

dimanche 12 février 2017

Les Vies de papier de Rabih Alameddine

  J'avais ce livre dans ma wishlist et je n'ai pas tardé à me le procurer malgré ma P.A.L. déjà bien remplie...
Les Vies de papier de Rabih Alameddine des éditions Les Escales est un livre sur une femme libanaise passionnée de littérature, c'est une immersion dans la tête d'Aaliya, un voyage au coeur du quotidien de cette femme agée, mais surtout un voyage à travers ses souvenirs, son passé.

 Voici le résumé :

  Aaliya Saleh, 72 ans, les cheveux bleus, a toujours refusé les carcans imposés par la société libanaise. À l'ombre des murs anciens de son appartement, elle s'apprête pour son rituel préféré. Chaque année, le 1er janvier, après avoir allumé deux bougies pour Walter Benjamin, cette femme irrévérencieuse et un brin obsessionnelle commence à traduire en arabe l'une des oeuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa ou Nabokov.
  À la fois refuge et "plaisir aveugle", la littérature est l'air qu'elle respire, celui qui la fait vibrer comme cet opus de Chopin qu'elle ne cesse d'écouter. C'est entourée de livres, de cartons remplis de papiers, de feuilles volantes de ses traductions qu'Aaliya se sent vivante.
  Cheminant dans les rues, Aaliya se souvient ; de l'odeur de sa librairie, des conversations avec son amie Hannah, de ses lectures à la lueur de la bougie tandis que la guerre faisait rage, de la ville en feu, de l'imprévisibilité de Beyrouth.

  Roman éblouissant à l'érudition joueuse, célébrant la beauté et la détresse de Beyrouth, les Vies de papier est une véritable déclaration à la littérature.

    "Magnifique et envoûtant."
  The New York Times
    "Irresistible."
  Wall Street Journal




  Ce livre ne se lit pas rapidement, il faut prendre son temps, apprécier son contenu, méditer les lignes, les citations que nous écrit Rabih Alameddine. 
Ce roman est d'une grande richesse, la protagoniste est tellement passionnée par les livres, la connaissance et la réflexion qu'il est impossible de ne rien ressentir en lisant ce livre. L'auteur nous en apprend beaucoup, sur le personnage mais aussi sur la vie à Beyrouth dans les années 60, 70.
La guerre, le quotidien sous la peur, Aaliya nous plonge dans ses souvenirs si intenses.
C'est la vie d'une femme, le portrait d'une dame si intéressante et pourtant si simple. Elle nous décrit en détail ses sentiments, ses relations, que ce soit avec son ex-mari, son ami Hannah ou Ahmed. Des relations très particulières, très profondes et pleines de sens. Sa vision de la vie, son évolution, sa vieillesse, sa passion pour la traduction.
  Aaliyah est une femme comme les autres mais en même temps si unique par ses attitudes, son mode de vie, son choix de vie. Elle se lève très tôt, elle dort peu et envie ceux dont le sommeil vient si simplement. Elle s'adonne à la lecture de bon matin au côté d'un thé.
Elle écoute ses voisines se réunir sur le palier, elle connaît tout de leurs quotidien, elle entend tout depuis si longtemps. Aaliya est une femme discrète qui depuis la perte de son amie Hannah ne sort que très peu et ne fréquente personne d'autre que ses livres, ses cartons remplis de ses traductions.

 " La perspective de mon passé qui s'éloigne amortit mon présent. Le processus du souvenir est la malignité qui festoie sur mon présent. "

Cette phrase la représente bien. Elle vit dans ses pensées et son passé. Elle se considère comme étant spéciale.
  Aaliya nous raconte aussi la vie de son amie Hannah, une autre femme pourtant bien différente du personnage principal. Hannah m'a particulièrement touché, beaucoup plus qu'Aaliya. C'est une femme touchante, au destin bouleversant.

  Aaliya nous parle aussi de la vie, du passé de ses voisines, de sa mère également qu'elle ne voit presque plus. Des vies de femmes toutes aussi différentes que les autres, mais toutes touchantes à leurs manières.

Ce livre m'a beaucoup plu, je l'ai savouré lentement, j'ai beaucoup apprécié la fin, qui pour moi était tout ce dont Aaliya avait le plus besoin.
Cependant j'ai trouvé que l'auteur avait parfois des préjugés appuyés sur certaines religions, des visions souvent très arrêtées sur des coutumes qui souvent ne se mélangent pas à la foi.

Je conseille ce livre aux passionné(e)s des récits de vie.

Où acheter ce livre :
http://www.decitre.fr/livres/les-vies-de-papier-9782365692069.html